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L’Église en bois « Saints Voïvodes » du Monastère Mălineşti,
village de Gârceni, commune de Gârceni, département de Vaslui (code LMI 2004, code VS-II-m-B-06799)
Bâtie en 1826 par la communauté des moines, à côté de l’ancienne église de l’ermitage de 1762. Les travaux ont été exécutés par les maîtres Gheorghe et Teodor. L’ermitage du XVIIIe siècle a été créé par le moine-prêtre Nicodim Hudici de Gârceni. Dans le cadre de l’ermitage a fonctionné une école de chantres religieux qui a cessé son activité après la sécularisation des biens religieux en 1863. Dépossédé des deux domaines des alentours, Gârcenii et Mărmurenii, qui lui assuraient l’existence, l’ermitage a cessé son activité. En 1925, il a été rouvert, par les efforts de l’évêque de Huşi, Iacov Antonovici, avec le soutien moral et matériel du général Constantin Prezan et de son épouse Olga, qui avait fixé sa résidence dans le village voisin, Schinetea. À cette occasion, l’église et les cellules des moines ont été rénovées en 1928. L’ermitage de religieuses vivait de ses propres revenus, réalisés de grâce à l’exploitation de 7 hectares de terrain arable et 30 hectares de forêts auxquels se rajoutaient les sommes obtenues de la vente des produits réalisés dans les propres ateliers. Dans l’ermitage fonctionnait un tissage de tissus et de tapis. En 1936, les Jacquards traditionnels ont été remplacés avec des Jacquards mécaniques, à l’aide du maréchal Constantin Prezan. En 1959, l’ermitage a été de nouveau fermé et l’église est devenue paroisse, filiale de la paroisse « Saint Nicolas » de Gârceni. En 1995, la demeure monacale a été réactivée comme monastère de moines, et à l’intérieur de l’enceinte on a fait construire une chapelle oratoire et des cellules, en offrant des espaces pour dormir et manger.
L’église a un plan triconque, avec une tour-clocher sur le porche et deux tourelles à section octogonale sur le naos et l’autel, l’entrée située au sud. Elle est construite de poutres en chêne, fermées en « pince », sur des fondations en pierre et des plaques de fondation en bois, toit à quatre égouts. Les façades ont été couvertes avec des bardeaux après 1995. Des voûtes octogonales sur le naos et l’autel avec des nervures simples. Le passage du pronaos dans le naos est marqué par deux piliers séparateurs (initialement quatre) sur lesquels repose une poutre, décorée en accolade. Dans le porche, sur le portail, cranté en accolade, se trouve l’inscription votive, gravée dans la poutre, avec des lettres cyrilliques.
On garde l’iconostase du XIXe siècle, en bois sculpté, peint à l’huile. Le fond de livres anciens, avec des notes datant des XVIIIe-XIXe siècles, se trouve au Musée diocésain de Huşi.
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